Le cerveau d’une mère  

Ce matin mon fils court dans toute la maison, il vient de s’habiller tout seul. Il rit , saute et me regarde avec ses grands yeux remplis de fierté et cette fierté m’envahit tellement que je ne peux réprimer un: « qu’est-ce que tu es beau!»

C’est alors que Grumeau me répond d’un air amusé, mais néanmoins décidé: «Non!»

Maman, interloquée: «bien sûr que si tu es beau, tu es même très beau!»

Grumeau: «bin non!»

«Mais si tu es beau, tu es très beau!»

**Je… je ne comprends pas, qu’est-ce que j’ai pu dire ou faire qu’est-ce qui aurait pu lui faire penser qu’il n’est pas beau, il est juste le plus beau bébé, le plus bel enfant et sera le plus beau Grumeau à mes yeux dans mon cœur, toute sa vie, comment peut-il penser qu’il n’est pas beau ? Il ne peut pas avoir des complexes, non pas déjà, il n’a que… 4 ans! Qu’est ce que je vais dire ou faire arrrhhh… souffler 3 fois, ne pas paniquer, ventiler, mais aaaaarrrh je ne comprends vraiment pas! Je lui dis trop souvent? Je me questionne, m’interroge, je suis à 2 doigts d’être envahie d’une tristesse empathique … euheuh … ** et demande enfin: «pourquoi tu dis non?»

Grumeau: «parce que beau non, moi magnifique!»

Ah Ok!!!!

Grumeau   = 1 VS Cerveau de maman = 0 !

*Cerveau de maman

finition, pas du tout scientifique: partie intellectuelle et psychologique venant se greffer au cerveau et à la raison dès l’instant où nous devenons mère, (en fait exactement au même instant où le cœur de maman conçu pour aimer inconditionnellement s’insinue dans notre cœur pour nous permettre d’aimer à l’infini et au delà toute âme que nous considérons comme notre enfant ).

Cerveau à la base conçu pour nous permettre de comprendre que « gna » veut dire « j’ai faim », que « gnoua » veut dire « j’ai soif », de faire les meilleurs choix en fonction du choix qu’on a (après 1001 prises de tête) pour notre petit être unique, de rire d’un caca dans le bain ou d’un maquillage au feutre permanent débordant sur un tapis ou un canapé, de protéger, d’avoir de l’instinct et surtout de savoir , car « Maman elle sait ».

Ce dit « cerveau de maman » a toutefois comme effet secondaire de nous faire paniquer, alors qu’ils n’ont pas vu le jour, d’être effrayée en pensant qu’un jour ils devront apprendre à conduire alors qu’ils n’ont qu’une heure de vie, de passer du rire aux larmes en regardant la même photo ou vidéo de notre petit prodige sur ses deux petits pieds pour la première fois et surtout d’avoir l’impression que le poids du monde s’abat sur nos épaules dès lors que s’insinue le doute!

Et oui, c’est grâce à lui que: « Maman se fait du souci! »


Maman.qc.fr

 

 

 

Catherine

Femme de militaire et maman de 5 enfants elle vous décrit la maternité telle qu'elle est vraiment. Elle vous propose des textes, des recettes, des idées, des conseils, petits trucs et vous expose ses opinions sur divers sujets.

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