Faire la paix avec la colère

*Tout d’abord je tiens à dire que je ne suis pas psychologue et que je ne suis pas wannabe psy non plus. Je vous parle toujours avec mon coeur et mon vécu.*

J’aurais aimé commencé ainsi: Chère colère, c’est terminé! Ce n’est pas moi, c’est toi. Je ne t’aime pas. Bonne chance avec quelqu’un d’autre. Bye!

Mais ce n’est vraiment pas réaliste. Alors voilà:

J’ai toujours pensé que j’étais comme un livre ouvert. Je n’ai jamais été capable de ne pas le dire quand ça ne faisait pas mon affaire, quand je n’étais pas bien dans quelque chose ou quand une idée ne rejoignait pas mes valeurs ou me semblait insensé. J’ai même toujours cru que mes expressions faciales trahissaient mes sentiments. J’étais vraiment loin de me douter que je ne me permettais pas de ressentir certaines émotions, parce que je les trouvais trop négatives, ou serait-ce parce qu’on m’a appris qu’elles n’étaient pas bonnes et que je ne devais pas les ressentir ?-Mystère!- Pour ceux qui me suivent fidèlement, vous êtes déjà au courant que j’ai un TPA et je fais une thérapie cognitivo-comportementale pour changer cela. Dernièrement, j’ai appris quelque chose qui m’a complètement bouleversée. Et oui.. je ne me donnais pas le droit d’être en colère! Je ne parle pas d’une petite frustration bénigne, je parle vraiment d’une très grosse colère qui m’envahissait. On en parlait justement avec mon psychologue et je lui ai dis comment je voyais la colère. À ce moment là, notre rendez-vous tirait à sa fin alors il m’a simplement dit que la colère était bonne et que je devais me donner le droit de la vivre, que sans elle il n’y avait pas d’affirmation de soi et qu’il n’y aurait pas d’humanité.. Ha?!!!

J’ai beaucoup réfléchis à ce sujet depuis cette conversation.. Cette fois là, à mon retour à la maison j’ai décidé de faire un petit exercice qui m’aide toujours à voir plus clair. J’écris en gros LE mot et j’inscris tout ce que ce mot m’inspire. En faisant cela, je mets souvent le doigt sur le bobo. Vous comprendrez que j’ai écrit le mot colère. Je vous partage ce qu’il m’a inspiré…  La seule chose positive à mes yeux pour la colère, c’est la fin de celle-ci : la libération – le calme revient quand la colère est épuisée. Parce que je ne l’aime pas la colère, bon! J’aurais voulu ne jamais la ressentir.

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Après avoir écris toute la partie du haut, je me suis rendue compte à quel point la colère semblait malsaine pour moi. J’ai fait quelques recherches pour voir ce qu’elle signifiait. Trois choses ont attirées  mon attention :

  1. Que la colère donne suite à une blessure, à un manque ou à une frustration. Qu’elle est l’affirmation de sa personne et sert au maintien de son intégrité physique et psychique.
  2. Qu’une colère censurée parasite la relation avec les autres et avec soi-même.
  3. Que selon la religion catholique, la colère fait partie des 7 péchés capitaux.

La colère fait suite à un manque, une frustration ou une blessure : Oui, c’est exactement ça! Une colère censurée parasite la relation avec soi-même : Je me suis tellement empêché de ressentir de la colère, que je l’ai gardée bien enfouie en moi. Cette colère a fini par imploser alors qu’elle aurait du exploser.. voyez-vous la nuance? Selon la religion catholique la colère fait partie des 7 péchés capitaux : Il semble que ça ce soit transmis de générations en générations chez moi car la colère n’a jamais fait partie des émotions saines dans ma famille, du moins c’est ce que j’ai retenu de mon enfance.. Alors en changeant ma perception de la colère -grâce à ce petit exercice qui semble si banal– j’ai réussi à lui laisser de la place, à lui laisser toute SA place . Je l’ai accueillie, je l’ai laissée m’envahir, je lui ai donné le droit d’exister et surtout je me suis enfin donné la permission d’être en colère. Puis ensuite? ..

Ce fut le calme après la tempête. Je me suis senti libérée, complètement. J’ai fait la paix avec mes émotions.

Je sais qu’on est tous différent et que nos expériences le sont également. Je sais aussi que ça peut sembler plus facile à faire qu’à dire, alors sachez que je ne croyais pas y arriver non plus. C’est en faisant du travail sur moi constamment que j’y arrive. Alors le seul conseil que j’ai à vous donner c’est d’accueillir vos émotions, même si elles font mal, même si elles sont négatives, de vous laisser bercer par elles le temps qu’elles passent – comme les vagues sur ma feuille. Vous vous sentirez libérés et détendus.

Vous donnez vous le droit de vivre vos émotions? Ou est-ce que vous essayez de les contrôler et de nier leurs existences comme je faisais avant?

Love xx Mom 😉

Femme de militaire et maman de 5 enfants. Elle partage passionnément avec vous depuis 2012 via sa chaîne Youtube, Instagram, Facebook, Tik-tok et ce blogue sa vie de famille, ses astuces, ses recettes, des idées décos, etc. Retrouvez-la également sur Etsy (et bientôt sur sa boutique ici)

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